Orange ProProfessionnels  |   actualité économique

régions

 - nord pas de calais

imprimer - + zoomer  

In'Tech Medical perfectionne le matériel orthopédique

Les Echos - 13/02/2012
par OLIVIER DUCUING

L'entreprise spécialiste de l'instrumentation orthopédique du rachis innove et se développe fortement outre-Atlantique.

Ils étaient dix-sept en 1999, dix-sept à tenter l'aventure de redémarrer l'usine tout juste fermée par le danois Sofamor-Danek à Rangdu-Fliers, au sud de Boulogne-sur-Mer. Dix ans plus tard, la société dirigée par Jean-Luc Malpièce et Alain Degrave ne compte pas moins de 300 salariés et est entrée dans le Top 5 mondial de l'instrumentation orthopédique. Une gageure pour ce sous-traitant stricto sensu au départ, spécialiste de l'instrumentation complexe, qui aurait pu souffrir de sa petite taille. Les dirigeants ont tiré profit de leur expérience de quinze ans de R&D et, malgré le fauteuil roulant qu'il ne quitte plus depuis un accident en 1983, Alain Degrave a piloté avec son complice une spectaculaire mutation d'In'Tech Medical qui réalise à l'export 43 % de son chiffre d'affaires de 26 millions d'euros l'an dernier, soit 150.000 pièces fabriquées. La progression annuelle moyenne des ventes depuis 2000 atteint 26 %. Les Etats-Unis, très vite ciblés comme prioritaires en tant que premier marché médical mondial, représentent aujourd'hui 25 % du chiffre d'affaires global. Si In'Tech Medical a décroché le précieux sésame de la FDA en 2001, c'est surtout depuis 2004, date d'acquisition d'une société à Memphis, que l'essor est net.

Le groupe, qui compte 6 personnes dédiées à la recherche, fabrique désormais des produits génériques qui lui font dépasser son statut de sous-traitant. Cette activité pèse aujourd'hui 20 % du chiffre d'affaires global. In'Tech se positionne aussi en dehors de son secteur historique du rachis : elle développe des gammes spécifiques d'instrumentation du genou, de la hanche et des épaules, et en attend un autre relais de croissance. In'Tech Medical, qui a beaucoup investi depuis 2005 (2 millions par an) pour automatiser au maximum la production, réduit un peu le rythme et prévoit de mobiliser 3 millions d'euros sur les trois prochaines années.

Le groupe nordiste, qui compte aussi un atelier de production à Annecy depuis 2004 et une filiale rachetée à Toulon en 2008, ne place plus sa priorité dans la croissance externe. Après avoir commencé à travailler sur le marché brésilien et russe plus récemment, il lorgne désormais l'Inde. Autant de projets qui permettent d'alimenter un flux de recrutement régulier de l'ordre de 10 postes par an. Un niveau qui devrait se prolonger avec une prévision de croissance des ventes de 15 % par an les trois prochaines années.

publicité

parcourir orange.fr