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Les banques chinoises invitées à rééchelonner les prêts aux provinces

Les Echos - 13/02/2012
par MASSIMO PRANDI

Selon le « Financial Times », les autorités chinoises ont demandé aux banques commerciales du pays de lancer une gigantesque opération de rééchelonnement des prêts consentis aux collectivités locales, afin de desserrer l'étau de la dette qui étreint les villes et les provinces chinoises sur fond de...

Selon le « Financial Times », les autorités chinoises ont demandé aux banques commerciales du pays de lancer une gigantesque opération de rééchelonnement des prêts consentis aux collectivités locales, afin de desserrer l'étau de la dette qui étreint les villes et les provinces chinoises sur fond de réduction des perspectives de croissance. D'après le FMI, l'économie chinoise pourrait voir sa croissance divisée par deux si la crise de la zone euro s'aggrave. L'institution de Washington table sur une hausse du PIB de 8,2 % en 2012. Hausse qui pourrait donc être réduite à un peu plus de 4 % dans le cas d'une contagion de la crise européenne. La Chine doit faire rapidement machine arrière après l'énorme effort produit pour contrer les effets de la crise financière globale. Un effort budgétaire à tous les niveaux de l'Etat, qui a fait grimper l'endettement des administrations locales à quelque 1.700 milliards de dollars américains. Un montant qui correspond environ au quart du PIB du pays. Plus de la moitié des crédits contractés par les villes et les provinces chinoises arrivent à maturité dans les trois ans. Pour éviter des défauts de paiements en cascade, les banques commerciales chinoises ont donc repoussé dans le temps les échéances d'une grande partie des titres de la dette des collectivités locales, ou s'apprêtent à le faire. Le « Financial Times » révèle que, dans certains cas, l'arrivée à maturité est retardée de quatre ans. Cette manoeuvre est également dans l'intérêt des instituts de crédit, dont les bilans seraient sérieusement mis à mal si plusieurs de leurs débiteurs faisaient défaut. Ce changement de comportement des banques, impulsé par le pouvoir central, marque un changement radical de cap. Jusqu'à la mi-2011, la Commission de supervision du système bancaire insistait sur la nécessité que les structures de l'Etat restituent l'argent qui leur avait été prêté en temps et en heure.

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