Louis Bert, président de Dorval Finance Quelles sont les performances de vos fonds ? Notre fonds phare Dorval Convictions enregistre une performance (au 3 février 2012) de - 4,1 % sur 1 an et de + 11,6 % sur 3 ans.
Louis Bert, président de Dorval Finance
Notre fonds phare Dorval Convictions enregistre une performance (au 3 février 2012) de - 4,1 % sur 1 an et de + 11,6 % sur 3 ans. Le fonds Dorval Flexible Emergents progresse de + 1,1 % sur 1 an (au 3 février 2012) et de + 15,8 % depuis sa création le 30 octobre 2009.
J'ai le sentiment que 2012 peut marquer le retour à un marché haussier. Pour trois raisons. D'abord les politiques monétaires sont globalement expansionnistes, aux Etats-Unis comme en Europe. Ensuite la croissance mondiale devrait tourner autour de 3 % à 3,5 %, avec notamment 2 % à 2,5 % aux Etats-Unis et autour de 6 % dans les pays émergents, ce qui est encourageant. Dernier constat : les entreprises sont dans une situation très solide, avec peu d'endettement et une trésorerie confortable. Leurs performances devraient être soutenues par la croissance mondiale, ce qui constitue un avantage pour les entreprises européennes.
Les Etats-Unis qui renouent avec la croissance, mais aussi les marchés émergents qui ont beaucoup souffert l'an dernier et qui commencent à démontrer qu'ils sont capables de mieux contenir leur inflation, ce qui devrait logiquement faire revenir les investisseurs. Au sein de la zone euro, ma préférence va à l'Allemagne. Ses sociétés cotées adoptent un discours optimiste et sont en train de prendre des parts de marché à l'international, dans un contexte de redémarrage de la croissance mondiale. C'est à mon sens la zone la plus dynamique et la plus sûre en Europe. Le couple rentabilité-risque est très favorable aux actions allemandes.
Nous sommes très tournés vers les sociétés exportatrices et, en revanche, sous-pondérés sur les valeurs domestiques, telles que celles des secteurs réglementés liées au régulateur européen ou aux collectivités locales, comme la téléphonie, les producteurs d'électricité ou de traitement de l'eau. Ces derniers devraient être touchés par les politiques de réduction des déficits qui ont cours partout en Europe.
Parmi les sociétés exportatrices, nous avons une préférence pour le secteur du luxe ou, en tout cas, pour les entreprises capables d'imposer leur prix et qui bénéficieront pleinement de la croissance mondiale. Les sociétés de croissance doivent aussi être suivies de près, dans la mesure où le modèle chinois est en train de basculer vers un modèle tourné vers la consommation. Or les champions du secteur de la consommation dans le monde sont justement les sociétés européennes.
Dernière préférence, le secteur des services informatiques. Avec la mutation technologique en cours, les entreprises, qui encore une fois sont en pleine forme, vont continuer d'investir dans les nouvelles technologies.
Ses trois valeurs préférées
LVMH (propriétaire des « Echos », NDLR). Cette référence française du luxe sur le marché mondial a l'une des plus fortes expositions en Asie et notamment en Chine. C'est le meilleur élève de la classe dans son secteur et il devrait continuer à faire la course en tête. C'est une excellente valeur de fonds de portefeuille.
Atos. Le numéro un européen des services informatiques devrait profiter pleinement de sa fusion avec les activités informatiques de Siemens, qui lui a conféré une taille mondiale. Les économies de coût ont été réalisées, il reste à mettre en place les synergies commerciales. La valorisation actuelle du titre n'intègre pas encore ces perspectives.
Repsol. Le groupe pétrolier espagnol est très actif dans le domaine de l'exploration et vient de découvrir d'importants gisements en Argentine, ce qui lui donne une très bonne visibilité à long terme, avec des réserves en forte hausse.
Propos recueillis par